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«««     1936     »»»

±± Année des 22 ans, de la suite et fin du travail à Villars-sur-Ollon, du préceptorat chez la famille de Liedekerke Beaufort en Belgique du 15 juillet au 8 septembre, de la rencontre avec Ramuz.

14 janvier. Lettre à sa mère de Villars-sur-Ollon.


8 mars. Conférence sur Claudel à Villars-sur-Ollon.


Monsieur G. Borgeaud, professeur de 6ème.
« Paul Claudel (né en 1878) poète et ambassadeur ».
Ses œuvres et son influence sur la littérature moderne.

16 mars. Lettre à sa mère de Villars-sur-Ollon. « Comme tu l’auras appris par le programme que je t’ai envoyé, j’ai fait ma conférence dimanche passé. J’ai eu assez de succès mais ai pris le trac avant de commencer. Je t’enverrai le texte. » 31 mars. Lettre à sa mère. « Samedi prochain 4 avril, j’aurai fini mes examens. Après je ne sais où j’irai passer mes vacances peut être que je resterai ici, à moins que la maison m’envoie à Paris, ce que je crains un peu que tout mon désir d’aller là bas ne tombe à l’eau. J’ai parfois si peu de veine. »

Voyage à Paris entre le 3 [conjecture] et le 8 avril. Y rencontre la Comtesse de Liedekerke Beaufort, dont le fils Christian a été son élève en 1934-36, et obtient d’être son précepteur pour la période estivale.

14 avril. Lettre à sa mère de Villars-sur-Ollon. « Tu me demandes pourquoi j’avais le cafard en rentrant de Paris. A cela, je te répondrai qu’il y a plusieurs raisons et qu’à les prendre une à une elles n’ont pas l’air d’être très importantes, mais il est vrai qu’elles s’amassent et finissent par m’agacer. Je crois qu’il ne faut plus compter me revoir ici l’année prochaine, les affaires de Beau-Soleil vont assez mal et je vois le moment où l’on n’aura plus besoin de mes services. Il y a déjà plus de deux mois que je cherche autre chose. […] Il y a aussi que le patron, ce sinistre abruti, devient d’une grossièreté et d’une méchanceté assez rares, avec moi. Le lendemain de ma rentrée, je recevais engueulées sur engueulées pour des raisons qui ne valaient pas la peine de s’énerver […] J’en ai tout à fait assez. / Et à cela s’ajoute beaucoup d’autres raisons intimes je n’ai pas pu voir à Paris quelqu’un que j’aurais aimé voir etc.... C’est toujours triste de rentrer ici quand on s’aperçoit que l’on pourrait être ailleurs, avec un même métier, être entouré d’amitié. Ici c’est la mort. / Je crois que je dois repartir samedi [18.04] pour Paris au train qui passe à Lausanne vers les 4 heures et je devrai rentrer avec quelques enfants dimanche, le lendemain ; je n’aurai donc qu’une nuit à Paris. »

5 mai. Lettre à sa mère de Villars-sur-Ollon. « Je ne suis pas si gamin que vous ne le croyez, me semble-t-il. […] Il est vrai que je me plais à nulle part, mais je sais tout de même patienter et je ne suis pas si insociable pour que les gens aient le désir de me renvoyer. […] Je suis demandé par des élèves comme précepteur […] ». 26 mai. Lettre à sa mère. « ... cet été, dès le lendemain des promotions ici, je retournerai en Belgique comme précepteur mais cette fois chez la Comtesse de Liedekerke Beaufort. Tu dois te souvenir que je t’en ai parlé. Tu ne t’imagines pas la chance que j’ai, car cette année le patron va comme l’année dernière nous donner congé pour les 2 mois de vacances et nous reprendre en septembre, tu te souviens. […] Son enfant Christian était l’année dernière dans ma classe ; la mère a toujours été très contente de mon travail et tu vois que c’est heureux que j’aie eu l’idée d’aller la voir à Paris à Pâques. […] J’irai donc à Noisy dans un château qui appartient à la famille jusqu’à la fin juillet, ensuite pour le mois d’août au Zoute-sur-Mer qui est la dernière station belge du côté de la Hollande […] Son enfant à 11 ans […] Je partirai donc le 12 juillet d’ici et resterai un jour chez toi à Lausanne, n’est-ce pas ? Ainsi je te verrai avant mon départ. Je repartirai vers le 13 ou 14, comme tu voudras, pour arriver à Bruxelles le 14 au soir et le 15 j’irai jusqu’à Dinant près de la Meuse, de là on viendra me chercher je pense en auto, car jusqu’à Noisy il y a 15 kilomètres et pas de communications. »

12 juin. Lettre à sa mère. « Ce matin j’ai reçu une lettre de la comtesse de Liedekerke qui m’attend pour le 15 juillet. […] Pour aller je passe par Paris parce que je dois me présenter dans une place pour le mois d’octobre comme surveillant dans un collège de Jésuites avec quelques leçons et la faculté de continuer mes études. C’est Jacques Maritain qui a trouvé cette petite occupation pour moi […] » 27 juin. Lettre à sa mère de Villars-sur-Ollon. La comtesse de Liederkerke accepte ses conditions et l’attends pour le 15 ; elle viendra le chercher à la gare de Namur.

2 juillet. Lettre à sa mère de Villars-sur-Ollon. « Aujourd’hui j’ai expédié ma caisse de livres ; elle pèse 177 kilogs. A cette caisse, j’ai ajouté un coffret de fer que j’avais acheté en Belgique et dans lequel, il y a des papiers, de la correspondance. » 7 juillet. Lettre de Marcel Gross, avocat et notaire à Saint-Maurice, à « Madame I. GAVILLET-BORGEAUD / 17 Chemin du Beau-Rivage. / LAUSANNE. ». « Créance Abbaye de Saint-Maurice. / Madame, / Depuis quelques mois, vos acomptes se font de plus en plus petits. / Je suis dans l’obligation de vous informer qu’il ne me sera pas possible d’attendre davantage, sauf versement d’acomptes mensuels réguliers de frs. 40.-, au minimum. » 12 juillet. Quitte Villars-sur-Ollon, passe à Montreux où il accompagne des élèves jusqu’à Bâle. 13 juillet. Arrivée à Bruxelles. 14 juillet. Lettre à sa mère de Bruxelles. « Je suis arrivé hier matin à Bruxelles complètement abruti par les deux nuits blanches passées. Voilà un jour donc que je suis à Bruxelles et demain je pars pour Namur. » Même jour. « Ce mot rapide pour te dire que je suis allé souper chez les parents d’un de mes élèves qui m’ont trouvé sympathique et qui ont l’air de s’intéresser à vivement à moi. Ainsi ils m’ont demandé ton adresse et je ne vois pas vraiment pourquoi, aussi veut-tu me mettre au courant de ce qu’ils t’écrivent afin que tu saches répondre, à moins qu’ils ne veuillent simplement que vous demander quelques renseignements. Je crois qu’ils aimeraient me prendre comme précepteur ou je ne sais quoi demander. J’ai parlé de toi très bien ainsi que d’O.P. [Oncle Paul] dont j’ai parlé comme ingénieur. Peut-être lui demanderaient-ils du travail ? Mets moi au courant de cela afin que je sache ce qu’il faut que tu leur répondes afin de ne pas faire de gaffes s’ils avaient l’intention de m’employer. » 15 juillet. Arrivée à Namur. Lettre à sa mère de Gendron-Celles, « chez la Comtesse de Liedekerke Beaufort / Noisy (Château de) ». « La Comtesse m’attendait ce matin à la gare de Namur et nous avons fait ensemble 40 kilomètres pour arriver au château. […] Voilà ma première lettre ; demain je vais commencer à travailler avec l’enfant. » 16 juillet. Début du préceptorat du jeune aristocrate belge qui aura son terme le 8 septembre. (Transposé en 1937 et sur plusieurs mois dans Le Voyage à l’étranger.) Fin juillet (conjecture). Carte postale à sa mère de Gendron-Celles. « Ma chère, Je ne reçois aucune nouvelle de toi et pourtant je t’ai déjà écrit trois fois. la Comtesse a été très étonnée que tu ne m’écrives pas pour mon anniversaire elle voulait même que je te télégraphie parce qu’elle croit que tu es malade. Ecris-moi. Tu connais mon adresse. Serais-tu malade ou fâchée. Georges »

Séjour du 5 au 31 août au Zoute-sur-Mer, à la « villa Chantal ».

5 août. Lettre à sa mère. « Dès le début, j’ai senti que l’atmosphère était mauvaise et j’essayais de me prouver que tout était merveilleux. […] Evidemment ici, je mange très bien, extraordinairement bien et suis bien logé, mais cela n’a pas assez de poids pour empêcher mon ennui. » 19 août. Lettre à sa mère. « Il y a maintenant un petit changement ici : comme il était convenu avec la Comtesse, je devais quitter le château de Noisy le 15 septembre, mais en réalité je rentrerai le 8 septembre parce qu’elle doit, la Comtesse, aller à Paris chercher leurs affaires parce que le Comte craint une révolution en France pour le mois d’octobre et il préfère que sa famille reste au château de Noisy définitivement ou du moins cet hiver. Peut être resterai-je à Paris avec eux jusque vers le 15 ou peut être que je préfèrerai rentrer à Lausanne le plus tôt possible, tout dépendra de la réponse Beau-Soleil. / Il y a 3 jours, nous avons été à Anvers visiter le port, mais moi avec le Comte nous avons été au Musée Royal des Beaux-Arts visiter les salles de peinture, surtout celles des Rubens qui sont très riches car Rubens était anversois. Je voulais t’écrire de là, mais je n’ai pas eu le temps. Nous sommes allés en auto. » 29 août. Lettre à sa mère. « Après le 8 septembre, je resterais en Belgique jusqu’à la fin de ce mois chez des amis belges, si je ne reçois pas une bonne lettre de Villars, à moins que je ne rentre pour me débrouiller sur place. Mais pourquoi s’inquiéter maintenant ? »

Du 1er au 8 septembre au château de Noisy.

25 septembre. Carte postale à sa mère de Bruxelles, 65 rue van Artevelde (chez son ami Pierre-Louis Flouquet). « Encore quelques jours à Bruxelles où j’attends la réponse de B. S. [Beau Soleil] […] je ne partirai pas d’ici avant le deux octobre. »

8 octobre. Carte postale à sa mère de Paris. « Il ne fallait plus songer à Beau-Soleil comme je le prévoyais, mais je suis sur la piste d’une occupation. »

25 novembre. Approche Ramuz à Lausanne dans un spectacle de chansons populaires espagnoles, qui lui propose de passer chez lui une semaine après. 26 novembre. Première lettre de Gustave Roud, de Carrouge. « Merci de votre mot – et de songer si aimablement à assumer ce rôle de messager d’Edmond Humeau. »

2 décembre. Chez Ramuz, dans sa maison “La Muette”, à Pully (Vaud). (Épisode situé le 4 décembre dans l’article repris dans Mille feuilles.) 8 décembre. Se trouve à Colombier (canton de Neuchâtel) chez l’abbé Glasson, 7, rue du château. Même jour. Carte postale d’Edmond Humeau (en-tête de la revue Esprit). « Vu Raïssa un soir à ESPRIT, parlé de toi. Mme Bonvin était passé la voir. Rien que des places au pair, humiliantes pour l’esprit et sans liberté. Tu apprends un métier. Mets le temps nécessaire et les secours aussi. C’est le seul salut de l’horrible. […] As-tu des nouvelles de Sartoris, des amis de l’Abbaye et des nôtres ? Vu Seuphor sans cassage de gueule. Tiens ferme. Appelle au secours. » 12 décembre. Carte postale à sa mère de Colombier (Neuchâtel).

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