1929

Année des 15 ans, de la fin du collège d’Aubonne en juin et de l’entrée au pensionnat Saint-Louis à Genève en septembre (institut qui accueille des jeunes gens se destinant à la carrière ecclésiastique) où il restera deux ans.

1er janvier. Reçoit un jeu de « Meccano ». 3 janvier. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « J’espère que Georges va se donner beaucoup de peine pendant ce trimestre afin de passer en 2e classe. Sa santé est bonne, il supporte bien l’hiver. Je le trouve moins nerveux et il est toujours très obéissant à la maison. Il a très à cœur de ne pas me faire de peine. » 8 janvier. Lettre à sa mère de La Vaux. « J’ai passé de bonnes vacances je me suis bien amusé avec le mécanno, c’est très intéressant L’école a recommancé, je veux me donner de la peine pour passer en 2ème classe ce printemps. J’ai passé une jolie journée à Genève pendant les vacances, chez mon ami Picher. Il m’a montré la ville et beaucoup d’églises. » 14 janvier. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Puisque nous n’aurons pas le plaisir de votre visite, je vous transmet la note du collège pour Georges. Il pourrait aller vous voir un samedi si cela vous convient. Jusqu’au printemps, il n’a pas d’autre après midi de congé et il a passablement de leçons à faire. Il se donne davantage de peine, il y a un léger progrès ; il y en a encore bien à faire. Mais en tous cas il ne sort pas sans avoir fait tous ses devoirs et j’espère que d’ici peu de temps les résultats seront meilleurs sur toute la ligne. » 30 janvier. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Depuis votre visite j’ai réfléchi à bien des choses au sujet de Georges. Vous lui avez demandé ce qu’il aimerait faire plus tard. Evidemment Georges a bien une idée, depuis longtemps et sans y être poussé par personne, mais tiendra-t-elle ? C’est ce que les années diront. En attendant, il est probable que vous songez à lui faire faire au moins sa maturité, puisque vous l’avez mis en classique au collège. Et maintenant surtout qu’on est si difficile partout il est bien nécessaire d’avoir une bonne instruction quoiqu’on veuille entreprendre. Dans le commerce même cela aide beaucoup à se faire une belle situation. Mais comme ce ne serait guère possible de lui faire continuer ses études à Lausanne, je me demande si en principe vous seriez disposée à le mettre dans un institut où il pourrait terminer toutes ses classes et faire sa maturité. Je connais un Père dominicain qui s’intéresse à Georges et pourrait avec votre consentement le faire admettre dans un institut de Fribourg tenu par des Dominicains français. Vous savez que ces Pères sont très instruits. Les élèves ont là tout à demeure : admis depuis 12-13 ans ils y restent jusqu’à leur maturité et reçoivent une très bonne éducation. C’est une vie de famille car il n’y a que 20 à 25 élèves et 10 professeurs chargés de les instruire, éduquer et surveiller. On les pousse à l’étude mais on les laisse absolument libres dans le choix d’une vocation. Je vous montrerai à l’occasion des professeurs intéressants de la maison. La pension n’y serait pas plus faste que chez nous et les vacances d’été Georges pourrait les passer ici, de même je me chargerai alors de l’entretien de son linge. Le prix de la pension y serait bas grâce à ce Père que je connais et aussi parce que la maison est soutenue par les Pères dominicains eux-mêmes. / Ne croyez pas chère Madame que c’est pour me “débarrasser”de mon cher filleul que je vous parle de cela mais uniquement dans son propre intérêt. Il trouverait là un autre esprit qu’au collège d’Aubonne. Il serait davantage stimulé à l’étude et un institut de ce genre est différent d’un autre qui accepte jusqu’à 100 élèves. Du point de vue matériel ce serait certainement aussi la meilleure solution, la moins coûteuse. Car dans n’importe quel établissement de l’état la finance d’inscription est coûteuse après quoi il y aurait l’ennui d’une autre pension ou d’un abonnement cher. Enfin, chère Madame, je vous prie de réfléchir à tout ceci. Georges se donne vraiment plus de peine. Son carnet était meilleur. Les professeurs en ont fait la remarque. Il s’intéresse à ce qu’il apprend. Je suis contente de ce résultat. Vous me direz, n’est-ce pas, votre pensée. Le Père dominicain qui s’intéresse à Georges est un converti de la Réforme, un grand ami des enfants, il ferait toutes les démarches nécessaires pour le faire admettre si vous donnez votre assentiment soit pour l’automne ou l’an prochain. Je vais bien prier pour que tout s’arrange selon la volonté du Bon Dieu. »

15 avril. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Quelques mots pour vous dire que Georges est rentré hier soir tout heureux de ses quelques jours de vacances. Il a eu bien du plaisir. J’étais contente de le revoir. Il va bien maintenant. […] Toutes les personnes qui l’ont connu il y a un an s’accordent à le trouver changé en bien dans tous les domaines. On peut bien dire que c’est l’œuvre de la grâce, quand on la laisse agir enfin on la seconde, elle transforme les âmes, elle fait des merveilles. Quand il me quittera pour un institut ce sera dur pour tous les deux, mais il faudra l’accepter généreusement car ce sera pour son bien, non seulement temporel mais éternel. » 23 avril. Lettre à sa mère. « J’ai été content de retrouver ma marraine elle m’attendait à la gare […] bons baisers à Mr Gavillet ». La lettre est adressée à « Madame, / Ida Gavillet, ingénieur ».

2 mai. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Je vous écris aujourd’hui pour parler de nouveau de l’institut. J’ai vu le Rd Père Grand avant son départ pour Rome. Il m’a dit que l’Institut recommandé par lui serait obligé de fermer ses portes probablement avant l’été à cause de grandes difficultés de ce fait il propose et conseille de mettre Georges à l’école St Louis de Genève. C’est un institut très sérieux, j’en ai moi-même une très bonne opinion. Et il y a là de grands avantages. D’abord le prix de pension n’est pas davantage que celui que je vous fais, de plus les livres sont fournis gratuitement, les élèves passent toutes leurs vacances à la maison et peuvent venir chez leurs parents (ou marraine !) tous les 15 jours du samedi soir au dimanche soir. Mr le Curé de Rolle (abbé de Corminbœuf) le recommande beaucoup, il pourrait faire l’inscription de suite (à cause du nombre des nouveaux élèves) si vous le permettez pour la rentrée de septembre. Georges serait là plus pret [sic] de moi, il pourrait donc venir chaque 15e et aux vacances, je m’occuperai de son linge. A ce propos c’est aussi un avantage : aucun costume spécial, le linge suffisant et les draps à fournir. Rien de plus. Il serait aussi bien entretenu car j’ai des amis et des parents qui ne manqueraient pas d’aller le voir de temps en temps. De plus il y aura je crois un garçon d’Aubonne de son âge qui doit y entrer aussi en automne. Mr le Chanoine Bègues donnera à Georges des leçons de Latin et le préparerait pour la classe ds laquelle il serait admis. Si vous désirez en parler à Mr le Curé, je peux le prier de venir me voir un jour que vous viendrez. Mais vous pouvez être sans crainte. Je pense que cela ne fera aucune difficulté puisque vous étiez d’accord pour Fribourg et qu’à Genève il y a des avantages à considérer. » 31 mai. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Ma surprise a été grande, je vous assure, quand Georges m’a remis de votre part et de la sienne ce beaucoup trop beau cadeau. J’en suis confuse vraiment. Merci infiniment, croyez-moi très sensible à votre délicate attention. C’est vraiment trop ! J’ai un peu grondé Georges, il a commis l’indiscrétion de parler de ma fête. » Même jour. Lettre de Georges Borgeaud à sa mère de La Vaux. « Je t’envoie cette menthe depuis longtemps promise. J’ai bien reçu ton paquet ou il y avait des chemises qui sont ravissantes, j’en mettrait une pour les promotions qui sont fixées le 9 juin. […] Si tu pouvais venir le jour des promotions je serai très content. Viens aussi un après midi c’est si joli à La Vaux nous irons promener, c’est Madame Magnénat qui t’invite. »

4 juin. Lettre d’Hélène Magnenat de La Vaux à Ida Gavillet. « […] Je vous envoie par écrit les renseignements précis sur l’école St Louis. » 5 juin. Lettre d’Hélène Magnenat de La Vaux à Ida Gavillet. « On vient de m’envoyer la grosse note de fournitures d’école. […] A Genève ce sera plus avantageux puisqu’il n’y aura aucune fourniture à payer. [Georges] m’enverra son linge à la maison ».

27 juillet. 15 ans. 29 juillet. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Voici […] les renseignements sur l’école où Georges entrera le 17 septembre. Je pense que ce jour là je le conduirai, il viendra avec moi chez mes amis et mes parents pour faire connaissance. Je vous donnerai sous peu les autres renseignements. Je crois que tout ira bien là bas. Georges a beaucoup changé depuis une année sous tous les rapports. Pendant ses vacances il travaille un peu le matin (Allemand – Latin et histoire) il m’aide aussi à cueillir les fruits et les légumes. / Puisque vous pouvez venir cette semaine mercredi ou jeudi irait bien. Je vous laisserai un peu tranquille avec Georges car j’ai mon temps très pris, je m’en excuse d’avance. […] [Quand Georges sera au pensionnat Saint-Louis] Il viendra aux vacances. et les dimanches (1 sur deux) Quand ce sera possible. Quand il ne pourra pas venir mes amies ne le délaisseront pas. […] Il va sans dire que comme marraine je continuerai à m’occuper de lui de loin tout comme je le fais maintenant. »

6 août. Lettre d’Hélène Magnenat de La Vaux à Ida Gavillet. « […] il sera nécessaire de faire 3 tabliers-blouses noirs pour Georges. Je peux les lui faire faire ici si vous voulez, de façon à ce qu’elles soient à sa taille, ou pensez-vous qu’on en trouve de toutes faites Mais [sic] il faudrait naturellement qu’elles soient assez solides pour n’avoir pas besoin d’en refaire ds peu de temps et de forme pas trop “bébé” puisque Georges est un grand garçon ! […] Georges aura tout le nécessaire. quant aux petites fournitures de propreté et entretien des habits ne vous en préoccupez pas, j’y veillerai. J’ai donné au tailleur les pantalons court du complet que vous avez apporté, il les arrangera pour le mieux, pour la fin du mois. / Georges est dans les bois avec mon mari, ils sont allés voir s’il y a des chanterelles. Son ami de St Maurice et Mr le Chanoine Dinecréaz [?] l’invite pour l’Assomption (15 août) tous frais payés, je lui permets d’aller d’autant plus que nous irons à la Comballaz voir ma sœur et retrouverons Georges pour rentrer. J’espère que vous n’y voyez pas d’inconvénient. »

31 août. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Chère Madame, / Voici la note des tabliers de Georges, ils sont très faits. Cela fait bien un peu cher, mais il reste encore de l’étoffre presque pour un tablier et avec les 3 qu’il a cela fera longtemps et ce sera une bonne protection pour ses vestes et pantalons. / Il y a encore à régler le collège. G. vous en a remis la note du boursier communal. C’est plus cher en comparaison que l’année dernière parceque [sic] G. quitte d[an]s le courant de l’année scolaire. Ce n’était guère faisable autrement. On ne pouvait pas le laisser sans leçons depuis Pâques jusqu’à présent. […] Voici presqu’une année qu’il est là et je vous assure qu’il m’a donné bien plus de satisfaction que de peine. Il a un bon caractère et un bon cœur. »

16 septembre. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Je viens de faire la malle de Georges ; j’ai mis tout le nécessaire et continuerai à veiller sur lui d’ici et à tenir ses affaires en ordre. Je suis bien contente qu’il puisse venir tous les 15 jours. Je lui fais toutes les recommandations possibles. J’espère que tout ira bien. Merci pour les linges et pour l’argent que je lui recommande de ne pas gaspiller. Il aura un carnet où il marquera ce qu’il reçoit et ses dépenses, il me le montrera. Ce sera pour lui donner des habitudes d’ordre. Il vous aurait écrit de suite depuis Genève ; il le fera du reste. Je pense qu’ils auront un jour par semaine pour écrire à leur famille. Vendredi il a été invité à diner chez Mr le Chanoine, et à souper chez Mr le Curé. Samedi il est venu avec moi à Saubraz où j’avais une visite à faire. Dimanche il m’a encore accompagné à un enterrement après quoi nous sommes allés à Bière en auto. avec Mr le Curé. / Aujourd’hui je l’ai occupé un peu toute la journée. – / Ce sera un grand vide pour moi. Quand il sera loin. Mais je suis contente qu’il doit aller à Genève où ce sera facile de le suivre. Je vous remercie de me l’avoir confié. – Chère Madame, me permettez-vous un tout petit conseil ? Quand vous irez le voir, ne dites pas au Directeur qu’il vous a fait des ennuis ces années dernières ; Georges s’est bien corrigé, il a des défauts comme chacun, il les combat, sa religion qu’il comprend l’y aide, ses maîtres les verront et lui aideront aussi. J’ai dit où il en était pour l’école ; ce n’est pas étonnant qu’il soit en retard, il rattrappera le temps perdu. Il faut avec lui beaucoup de douce fermeté, une grande affection et on arrive à beaucoup. Si on le rudoie il se cabre et on n’arrive à rien. Voilà ce que mon expérience d’une année m’a appris. C’est un bon cœur, je veux rester pour lui une marraine dévouée. J’ai oublié (pardonnez-moi) de vous remercier beaucoup pour les délicieux leckerlis ; recevez chère Madame, mes meilleures salutations ainsi que Mr Gavillet. » Même jour. Lettre à sa mère insérée dans la précédente. « Je serai content quand tu viendras à Genève. » 17 septembre. Entre au pensionnat Saint-Louis à Genève. Extrait du prospectus du pensionnat : « Fondé en 1919 par Mgr Colliard, évêque de Lausanne et Genève, pour servir de petit séminaire diocésain, cet institut reçoit des élèves qui se destinent à l’état ecclésiastique. Seuls y sont admis les jeunes gens qui manifestent l’intention de devenir prêtres. » 18 septembre. Lettre à sa mère du pensionnat Saint-Louis à Genève. « Je travaillerai bien pour que je puisse réaliser cette vocation. » 30 septembre. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Je suis rentrée samedi soir un peu avant Georges. J’étais bien heureuse de le revoir. Il est très bien sous tous les rapports et après un bon dimanche il est reparti avec courage. C’est un grand vide me laisse [sic], mais je suis contente de le savoir entre si bonnes mains [sic]. Nous n’avons aucun souci à nous faire. L’esprit est excellent là bas, il est bien entouré et plein de zèle, bien stimulé par les autres élèves. […] Vous pourrez peut-être venir quelquefois le voir le samedi soir ici ? Il arrive à 7h.40 à Allaman. Le dimanche il repart à 6h.10 de Rolle sans quoi il faudrait quitter à 3h. d’ici. C’est court car le dimanche matin est pris en grande partie par l’Eglise mais c’est un bon moment de joie tout de même. Ne regrettez pas, chère Madame, que le Bon Dieu en veuille faire un prêtre, il vous en aimera davantage soyez-en sûre et dans cette vocation il sera à l’abri de bien des dangers. Il reviendra le 12 oct. […] Mon mari était tout content de revoir son “Pompon.” Ils ont bien ri ensemble. »

8 octobre. Lettre à sa mère du pensionnat Saint-Louis. « Tu comprends, si je veux devenir une fois prêtre, il faut “bûcher” dit-on vulgairement […] Le 15 octobre il y aura un grand anniversaire pour moi ; il y aura juste une année que je suis catholique ». 20 octobre. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Merci beaucoup pour votre bonne lettre qui m’a fait très plaisir. Je suis si heureuse que vous constatiez l’heureux changement survenu en Georges. C’est un effet de la grâce, elle transforme tout. Nous pouvons être reconnaissants. Il était rayonnant de joie dimanche et tout heureux de rentrer dans son école tout en me laissant voir combien il avait de joie à se retrouver à la maison. […] Il y a un an aujourd’hui qu’il arrivait joyeux à La Vaux ! » 26 octobre. Lettre à sa mère. « J’ai une très bonne nouvelle à t’annoncer ainsi qu’à l’oncle Paul ; tu verras par là que ton fils veut bien travailler, et c’est un fait qui se passe pour la première fois de ma vie. Je suis le 1er de la classe […] Pour l’oncle Paul. / J’ai été heureux en recevant votre lettre, je vous aime bien ; et je suis content que pour une fois, vous aurez cette grande joie que je sois le premier de ma classe. […] Dans tous les cas je relis souvent votre lettre et je vois bien que vous m’aimez ; je suis si content de vous faire plaisir. »

21 novembre. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Je vous assure que c’est un grand plaisir pour moi que d’avoir Georges tous les 15 jours. Je me réjouis d’une fois à l’autre. Il viendra donc le 30 novembre et sera content de vous trouver ici. […] Mr le Chanoine Bègues est allé à Genève hier, il a vu Georges un moment et le Directeur a dit qu’il était très content de lui. Cela vous fera plaisir comme à moi. Je me réjouis beaucoup de l’avoir un peu plus longuement pendant ses vacances de Noël. J’espère bien que vous me le laisserez comme l’année dernière n’est-ce pas. »

8 décembre. Lettre à sa mère de Genève. « Je crois que ce mois je serai de nouveau le premier ; je suis comme le cheval je fais un pas en arrière pour prendre un plus fort élan en avant. Je me plais tellement à Genève je suis si content. […] J’ai bu de ton café avec ma marraine l’après midi du dimanche […]. J’aurai les grandes vacances dans 2 semaines je me réjouis de me reposer un peu. 14 décembre. Lettre à sa mère de Genève. « J’ai reçu ta lettre hier matin si tu savais comme j’ai été content de pouvoir la lire ensuite. Je suis bien peiné que tu sois toujours malade pauvre chérie ! / A Saint Louis tout va pour le mieux J’ai eu des examens assez pénibles à passer mais tout a été pour le mieux je suis toujours le premier. […] Pour mon cadeau, tu as dit une fois, il me semble lorsque j’étais à La Vaux que toi tu avais trouvé et que tu verras si c’est la même idée c’est je pense aussi la mienne c’est pourquoi achètes-moi ce que tu voulais. / Comme je t’aime chère maman, tu fais tout ce que tu peux pour moi, je veux en être reconnaissant c’est pour ça que je te ferai toujours plaisir. Embrasse bien l’oncle Paul de ma part dis lui que je l’aime beaucoup / Georges. » 19 décembre. Carte postale à sa mère, adressée à « Madame / Paul Gavillet, ingénieur » et commençant par « Bien cher marraine », au contraire des lettres closes (qui contiennent « Maman »). 22 décembre. Lettre d’Hélène Magnenat à Ida Gavillet. « Vous m’avez fait une bien grande et agréable surprise ! Comment vous remercier assez pour ce magnifique coussin ? Il est artistement fait. Merci infiniment. Je vous assure que vous ne devriez pas me gâter ainsi. Ne vous exagérez pas ce que je fais pour Georges. Je le fais avec tant de joie et c’est mon devoir de Marraine. / Georges viendra donc chez vous demain. » 31 décembre. Carte à sa mère de La Vaux. « Je passe de très bonnes vacances occupé à ne rien faire. Merci pour tout ce que [tu] fais pour moi. »